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Contes et légendes

Dimanche 6 novembre 2005

Conte irlandais
Je trouve que ce joli conte montre très bien certains mauvais côtés des hommes qui peuvent se retourner contre eux.

On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.
Un jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine il eut pris sa pelle et commencé qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.
- Eh bien je viens labourer le champ, répondit l'homme.
- Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin
- Personne, dit l'homme un peu stupéfait.
- Alors attend, dit le lutin, on va t'aider
Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre.
Le lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit :
- Mais qu'est ce que tu fais là ?
- Eh bien je plante, répondit l'homme
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne !
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ.

Lorsque le blé eut poussé, il fallut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champ, il ne put résister : il cassa un épi pour gouter le blé.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.
- Eh bien je goute le blé, répondit le fils.
- Et qui t'a donné la permission ?
- Personne : c'est le champ de mon père, se défendit l'enfant
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
Et quatre cent lutins surgirent et machèrent tout le blé, en quelques instants.

Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils, qu'il aimait pourtant beaucoup.
- Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda le lutin qui une fois de plus, venait d'arriver.
- Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.
- Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur.
Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort.

Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.
- Mais qu'est ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air triste.
- Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.
- Alors attend, on va t'aider...
Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corps, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant.

Alors, le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chasser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors :
- Mais qu'est ce que tu fais, là ?
- Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.
- Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin.
Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair. Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...





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Dimanche 6 novembre 2005

Légende de Bretagne

Une belle histoire d'amour...

Il y avait autrefois (il y a bien longtemps, bien longtemps de cela, peut-être du temps où saint Pol vint du pays d'Hibernie dans notre île), il y avait donc à Ouessant une belle jeune fille de seize à dix-sept ans, qui s'appelait Mona Kerbili.  Elle était si jolie que tous ceux qui la voyaient en étaient frappés d'admiration et disaient à sa mère :
        - Vous avez là une bien belle fille, Jeanne ! Elle est jolie comme une Morganès, et jamais on n'a vu sa pareille, dans l'île ; c'est à faire croire qu'elle a pour père un Morgan.
        - Ne dites pas cela, répondait la bonne femme, car Dieu sait que son père est bien Fanch Kerbili, mon marin, tout comme je suis sa mère.
    Le père de Mona était pêcheur et passait presque tout son temps en mer ; sa mère cultivait un petit coin de terre qu'elle possédait contre son habitation, ou filait du lin, quand le temps était mauvais. Mona allait avec les jeunes filles de son âge, à la grève, chercher des brinics (coquilles de patèle), des moules, des palourdes, des bigornos et autres coquillages, qui étaient la nourriture ordinaire de la famille.  Il faut croire que les Morgans, qui étaient alors très nombreux dans l'île, l'avaient remarquée et furent, eux aussi, frappés de sa beauté.
    Un jour qu'elle était, comme d'habitude, à la grève, avec ses compagnes, elles parlaient de leurs amoureux ; chacune vantait l'adresse du sien à prendre le poisson et à gouverner et diriger sa barque, parmi les nombreux écueils dont l'île est entourée.
        - Tu as tort, Mona, dit Marc'harit ar Fur à la fille de Fanch Kerbili, de rebuter, comme tu le fais, Ervoan Kerdudal ; c'est un beau gars, il ne boit pas, ne se querelle jamais avec ses camarades, et nul mieux que lui ne sait diriger sa barque dans les passes difficiles de la Vieille-jument et de la pointe du Stiff.
        - Moi, répondit Mona avec dédain - car à force de s'entendre dire qu'elle était jolie, elle était devenue vaniteuse et fière -, je ne prendrai jamais un pêcheur pour mari. je suis aussi jolie qu'une Morganès, et je ne me marierai qu'avec un prince, ou pour le moins le fils d'un grand seigneur, riche et puissant, ou encore avec un Morgan.
    Il paraît qu'un vieux Morgan, qui se cachait par là, derrière un rocher ou sous les goëmons, l'entendit, et, se jetant sur elle, il l'emporta au fond de l'eau. Ses compagnes coururent raconter l'aventure à sa mère. Jeanne Kerbili était à filer, sur le pas de sa porte ; elle jeta sa quenouille et son fuseau et accourut au rivage.  Elle appela sa fille à haute voix et entra même dans l'eau, aussi loin qu'elle put aller, à l'endroit ou Mona avait disparu.  Mais, ce fut en vain, et aucune voix ne répondit à ses larmes et à ses cris de désespoir.
    Le bruit de la disparition de Mona se répandit promptement dans l'île, et nul n'en fut bien surpris. « Mona, disait-on, était la fille d'un Morgan, et c'est son père qui l'aura enlevée. »
    Son ravisseur était le roi des Morgans de ces parages, et il avait emmené la jeune Ouessantine dans son palais, qui était une merveille dont n'approchait rien de ce qu'il y a de plus beau sur la terre, en fait d'habitations royales.
Le vieux Morgan avait un fils, le plus beau des enfants des Morgans, et il devint amoureux de Mona et demanda à son père de la lui laisser épouser. Mais le roi, qui, lui aussi, avait les mêmes intentions à l'égard de la jeune fille, répondit qu'il ne consentirait jamais à lui laisser prendre pour femme une fille des hommes de la terre. Il ne manquait pas de belles Morganezed dans son royaume, qui seraient heureuses de l'avoir pour époux, et il ne lui refuserait pas son consentement, quand il aurait fait son choix.
    Voilà le jeune Morgan au désespoir. Il répondit à son père qu'il ne se marierait jamais, s'il ne lui était pas permis d'épouser celle qu'il aimait, Mona, la fille de la terre.
    Le vieux Morgan, le voyant dépérir de tristesse et de chagrin, le força de se marier à une Morganès, fille d'un des grands de sa cour et qui était renommée pour sa beauté. Le jour des noces fut fixé, et l'on invita beaucoup de monde. Les fiancés se mirent en route pour l'église, suivis d'un magnifique et nombreux cortège ; car il paraît que ces hommes de mer ont aussi leur religion et leurs églises, sous l'eau, tout comme nous autres, sur la terre, bien qu'ils ne soient pas chrétiens. Ils ont même des évêques, assure-t-on, et Goulven Penduff, un vieux marin de notre île, qui a navigué sur toutes les mers du monde, m'a affirmé en avoir vu plus d'un.
    La pauvre Mona reçut ordre du vieux Morgan de rester à la maison, pour préparer le repas de noces.  Mais, on ne lui donna pas ce qu'il fallait pour cela, rien absolument que des pots et des marmites vides, qui étaient de grandes coquilles marines, et on dit encore que si tout n'était pas prêt et si elle ne servait pas un excellent repas, quand la noce reviendrait de l'église, elle serait mise à mort aussitôt. jugez de son embarras et de sa douleur, la pauvre fille ! Le fiancé lui-même n'était ni moins embarrassé ni moins désolé.
    Comme le cortège était en marche vers l'église, il s'écria soudain:
        - J'ai oublié l'anneau de ma fiancée !
        - Dites où il est, et je le ferai prendre, lui dit son père.
        - Non, non, j'y vais moi-même, car nul autre que moi ne saurait le retrouver, là où je l'ai mis.  J'y cours et je reviens dans un instant.
    Et il partit, sans permettre à personne de l'accompagner.  Il se rendit tout droit à la cuisine, où la pauvre Mona pleurait et se désespérait.
        - Consolez-vous, lui dit-il, votre repas sera prêt et cuit à point ; ayez seulement confiance en moi.
    Et s'approchant du foyer, il dit: «Bon feu au foyer ! » Et le feu s'alluma et flamba aussitôt.
Puis, touchant successivement de la main les marmites, les casseroles, les broches et les plats, il disait : «De la chair de saumon dans cette marmite, de la sole aux huîtres dans cette autre, du canard à la broche par ici, des maquereaux frits par là, et des vins et liqueurs choisis et des meilleurs, dans ces pots... » Et les marmites, les casseroles, les plats et les pots s'emplissaient par enchantement de mets et de liqueurs, dès qu'il les touchait seulement de la main. Mona n'en revenait pas de son étonnement de voir le repas prêt, en un clin d'oeil, et sans qu'elle y eût mis la main.
    Le jeune Morgan rejoignit alors, en toute hâte, le cortège, et l'on se rendit à l'église. La cérémonie fut célébrée par un évêque de mer.  Puis on revint au palais.  Le vieux Morgan se rendit directement à la cuisine, et s'adressant à Mona :
        - Nous voici de retour ; tout est-il prêt ?
        - Tout est prêt, répondit Mona, tranquillement.
    Etonné de cette réponse, il découvrit les marmites et les casseroles, examina les plats et les pots et dit, d'un air mécontent :
        - Vous avez été aidée ; mais, je ne vous tiens pas pour quitte.
    On se mit à table ; on mangea et on but abondamment, puis les chants et les danses continuèrent, toute la nuit.
Vers minuit, les nouveaux mariés se retirèrent dans leur chambre nuptiale, magnifiquement ornée, et le vieux Morgan dit à Mona de les y accompagner et d'y rester, tenant à la main un cierge allumé. Quand le cierge serait consumé jusqu'à sa main, elle devait être mise à mort.
    La pauvre Mona dut obéir. Le vieux Morgan se tenait dans une chambre contiguë, et, de temps en temps, il demandait :
        - Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
        - Pas encore, répondait Mona.
    Il répéta la question plusieurs fois. Enfin, lorsque le cierge fut presque entièrement consumé, le nouveau marié dit à sa jeune épouse :
        - Prenez, pour un moment, le cierge des mains de Mona, et tenez-le, pendant qu'elle nous allumera du feu.
    La jeune Morganès, qui ignorait les intentions de son beau-père, prit le cierge.
    Le vieux Morgan répéta au même moment sa question :
        - Le cierge est-il consumé jusqu'à votre main ?
        - Répondez oui, dit le jeune Morgan.
        - Oui, dit la Morganès.
    Et aussitôt le vieux Morgan entra dans la chambre, se jeta sur celle qui tenait le cierge, sans la regarder, et lui abattit la tête, d'un coup de sabre ; puis il s'en alla.
    Aussitôt le lever du soleil, le nouveau marié se rendit après de son père et lui dit :
        - Je viens vous demander la permission de me marier, mon père.
        - La permission de te marier ?  Ne t'es-tu donc pas marié, hier?
        - Oui, mais ma femme est morte, mon père.
        - Ta femme est morte !... Tu l'as donc tuée, malheureux ?
        - Non, mon père, c'est vous-même qui l'avez tuée.
        - Moi, j'ai tué ta femme ?
        - Oui, mon père : hier soir, n'avez-vous pas abattu d'un coup de sabre la tête de celle qui tenait un cierge allumé, près de mon lit ?
        - Oui, la fille de la Terre?...
        - Non, mon père, c'était la jeune Morganès que je venais d'épouser pour vous obéir, et je suis déjà veuf. Si vous ne me croyez pas, il vous est facile de vous en assurer par vous-même, son corps est encore dans ma chambre.
Le vieux Morgan courut à la chambre nuptiale, et connut son erreur. Sa colère en fut grande.
        - Qui veux-tu donc avoir pour femme ? demanda-t-il a son fils, quand il fut un peu apaisé.
        - La fille de la Terre, mon père.
    Il ne répondit pas et s'en alla. Cependant, quelques jours après, comprenant sans doute combien il était déraisonnable de se poser en rival de son fils auprès de la jeune fille, il lui accorda son consentement, et le mariage fut célébré avec pompe et solennité
    Le jeune Morgan était rempli d'attentions et de prévenances pour sa femme.  Il la nourrissait de petits poissons délicats, qu'il prenait lui-même, lui confectionnait des ornements de perles fines et recherchait pour elle de jolis coquillages nacrés, dorés, et les plantes et les fleurs marines les plus belles et les plus rares. Malgré tout cela, Mona voulait revenir sur la terre, auprès de son père et de sa mère, dans leur petite chaumière au bord de la mer.
    Son mari ne voulait pas la laisser partir, car il craignait qu'elle ne revint pas. Elle tomba alors dans une grande tristesse, et ne faisait que pleurer, nuit et jour. Le jeune Morgan lui dit un jour:
        - Souris-moi un peu, ma douce, et je te conduirai jusqu'à la maison de ton père.
    Mona sourit, et le Morgan, qui était aussi magicien, dit :
        - Pontrail, élève-toi.
    Et aussitôt un beau pont de cristal parut, pour aller du fond de la mer jusqu'à la terre.
    Quand le vieux Morgan vit cela, sentant que son fils en savait aussi long que lui, en fait de magie, il dit :
        - je veux aller aussi avec vous.
    Ils s'engagèrent tous les trois sur le pont, Mona devant, son mari après elle et le vieux Morgan à quelques pas derrière eux.
Dès que les deux premiers eurent mis pied à terre, le jeune Morgan dit:
        - Pontrail, abaisse-toi.
    Et le pont redescendit au fond de la mer, entraînant avec lui le vieux Morgan.
    Le mari de Mona, ne pouvant l'accompagner jusqu'à la maison de ses parents, la laissa aller seule en lui faisant ces recommandations :
        - Reviens au coucher du soleil; tu me retrouveras ici, t'attendant ; mais, ne te laisse embrasser, ni même prendre la main par aucun homme.
    Mona promit, et courut vers la maison de son père. C'était l'heure du dîner, et toute la petite famille se trouvait réunie.
        - Bonjour, père et mère; bonjour, frères et soeurs dit-elle, en entrant précipitamment dans la chaumière.
    Les bonnes gens la regardaient, ébahis, et personne ne la reconnaissait.  Elle était si belle, si grande et si parée ! Cela lui fit de la peine, et les larmes lui vinrent aux yeux.  Puis, elle se mit à faire le tour de la maison, touchant chaque objet de la main, en disant :
    Voici le galet de mer sur lequel je m'asseyais, au foyer; voici le petit lit où je couchais ; voici l'écuelle de bois où je mangeais ma soupe; là, derrière la porte, je vois le balai de genêt avec lequel je balayais la maison, et ici, le pichet avec lequel j'allais puiser de l'eau, à la fontaine.
    En entendant tout cela, ses parents finirent par la reconnaître et l'embrassèrent, en pleurant de joie, et les voilà tous heureux de se retrouver ensemble.
    Son mari avait bien recommandé à Mona de ne se laisser embrasser par aucun homme et, à partir de ce moment, elle perdit complètement le souvenir de son mariage et de son séjour chez les Morgans.  Elle resta chez ses parents, et bientôt les amoureux ne lui manquèrent point.  Mais elle ne les écoutait guère et ne désirait pas se marier.
    La famille avait, comme tous les habitants de l'ile, un petit coin de terre, où l'on mettait des pommes de terre, quelques légumes, un peu d'orge, et cela suffisait pour les faire vivre, avec la contribution journalière prélevée sur la mer, poissons et coquillages. Il y avait devant la maison une aire à battre le grain, avec une meule de paille d'orge.  Souvent, quand Mona était dans son lit, la nuit, à travers le mugissement du vent et le bruit sourd des vagues battant les rochers du rivage, il lui avait semblé entendre des gémissements et des plaintes, à la porte de l'habitation ; mais, persuadée que c'étaient les pauvres âmes des naufragés, qui demandaient des prières aux vivants oublieux, elle récitait quelques De Profundis à leur intention, plaignait les matelots qui étaient en mer, puis elle s'endormait tranquillement.
    Mais, une nuit, elle entendit distinctement ces paroles prononcées par une voix plaintive à fendre l’âme:
        - 0 Mona, avez-vous donc oublié si vite votre époux le Morgan, qui vous aime tant et qui vous a sauvée de la mort?  Vous m'aviez pourtant promis de revenir, sans tarder ; et vous me faites attendre si longtemps, et vous me rendez si malheureux ! Ah ! Mona, Mona, ayez pitié de moi, et revenez, bien vite !
    Alors, Mona se rappela tout. Elle se leva, sortit et trouva son mari le Morgan, qui se plaignait et se lamentait de la sorte, près de la porte.  Elle se jeta dans ses bras... et depuis, on ne l'a pas revue.

Recueilli par François-Marie Luzel, conté par Marie Tual, dans l'île d'Ouessant, en mars I873.

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Vendredi 17 mars 2006
Un aperçu de l'utilisation des cauris, petits coquillages servant à la divination dans beaucoup de pays (tant en Asie, qu'en Océanie et en Afrique, parfois même en Amérique latine), à travers des poèmes et des illustrations.

La poésie et les dessins sont très beaux. Mais l'utilisation des cauris, la signification de leurs positions dans l'espace, ne m'ont pas tellement intéressé, c'est un peu comme les cartes qui disent tout ce qu'on veut leur faire dire...


"Le dromadaire suit la piste dans l'immensité du désert comme l'arc-en-ciel dans l"immensité du ciel."

"Quand la lune s'entoure d'un halo c'est qu'un roi voyage à sa clarté."

"L'eau sait nous dire "je t'aime" en posant sur nos lèvres le plus doux des baisers."
Par Camille
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