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Mon premier spectacle va voir le jour en mai, allez voir l'article "Pré en bulles" ! (catégorie "www.camrouz")

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Danse

Mardi 10 janvier 2006

C'est le premier spectacle de danse contemporaine que j'ai vu, et j'ai adoré!

Jeudi 16 décembre 2004 à 20h30, salle Antoine Vitez.

Sur cette grande scène du Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, une pluie de rideau est le seul décor.
La salle bascule dans l'obscurité, ça commence. Douze danseurs tout en blanc entrent. Ils dansent, sautent, courent, roulent, se touchent...ballet de la pluie, sur une musique rythmée et répétitive de Steve Reich. Dès la première minute, j'en ai plein les yeux. Qu'est-ce qu'ils sont beaux! La chorégraphe (Anne Teresa de Keersmaeker) joue beaucoup avec la notion d'espace-temps: quatre danseurs sont en parfaite synchronisation, et puis l'un deux ralentit, ou change de mouvement, les autres continuant de leur côté. Il revient avec eux, une danseuse passe par là, il la rejoint, il la soulève, ils dansent tous les deux. Au fur et à mesure du spectacle, les costumes deviennent de plus en plus roses, jusqu'au fushia. Une heure dix sont passées. Trop court. Mais tellement beau...

Grâce ce spectacle, je suis amoureux de la danse contemporaine.


"Sur scène, j'ai envie de couleurs, aussi changeantes que les reflets d'une bulle, brillantes, légères, irisées, diffractées comme le spectre d'un arc-en-ciel. Singing, dancing in the rain." A-T de Keersmaeker

Par Camille
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Mardi 10 janvier 2006

Jeudi 17 novembre 2005 à 22h30, salle Jean-Vauthier du TNBA

Drôle d'horaire, n'est-ce pas? Mais c'est un des meilleurs spectacles que j'aie vus, alors ça valait le coup de se coucher à minuit et demi!
Je rentre dans la salle, baignant dans un fond sonore. Une fois installé, j'essaie de l'identifier. Ce sont des notes aiguës, moitié chantées moitié parlées, par une femme. Elles ont quelque-chose
d'intrigant. Sur scène, un gros tas de câbles électriques, et une drôle de machine avec un boule qui tourne. Je me plais à ne pas pouvoir décrypter ce que je vois.
Un homme entre sur scène. Il se baisse, prend le tas de fil, et là, surprise, une femme y était recroquevillée! Deuxième surprise: c'est elle qui produit ces étranges notes. L'homme s'intalle derrière la machine, et je comprends alors qu'il s'agit d'un module pour la lumière et le son. La jeune femme lâche son micro, et viens en avant-scène. Elle s'assoit, la lumière baisse. Une drôle de musique arrive dans mes oreilles. Elle commence à bouger. Ses mouvements sont très saccadés, comme un robot. Mais une sorte de poésie émane de ce corps à la fois lourd et léger. Une autre musique, cette fois beaucoup plus douce. Un air de violoncelle. Sa beauté me donne presque envie de pleurer. La danseuse est maintenant relâchée, souple, dans la continuité. Et ça continue, en alternance. Parfois, elle semble recevoir une décharge électrique. Tout est bizarre dans ce spectacle, dans le bon sens. Tous mes sens accueillent cette beauté du geste, de la présence, de tout.

C'est finit. Le public a l'air unanime. Je ne suis pas le seul à avoir aimé. Je vais voir mes copains. Tous sans exception ont adoré. Il y en a même un qui est tombé sous le charme de la danseuse. On en parle, et là, un déclic: IBM, c'est une marque d'ordinateur, cette jeune femme est manipulée par un ordinateur, elle est prisonnière, esclave de cette machine. Comprendre après coup un spectacle qu'on a adoré, c'est jubilatoire. Je me dis à ce moment que c'était vraiment parfait.

Avec Erna Omarsdottir et Johann Johannsson

Par Camille
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