Mercredi 30 mars 2005 à 21h30, Jean Eustache, salle 3
Clara a peur des mots. Elle cache à son entourage qu'elle ne sait ni écrire ni lire. Sa fille, Anna, a peur des autres. Elle ne parle pas, mais entend très bien. Vincent a peur de grandir, et s'entoure d'enfants.
Leur rencontre va bouleverser leur vie. Clara décide d'emmener sa fille dans le centre pour sourds-muets où travaille Vincent. Réticente, Anna a du mal à s'y faire. Mais Vincent parvient petit à petit à la sortir de son enfermement, à l'ouvrir sur le monde. Perturbée par ces changements, sa mère veut la retirer du centre. Vincent insiste, et ils finissent par être réunis tous les trois, chacun apportant à l'autre ce qui lui manque.
Le film est baigné par la musique de Christophe, et on entend la mélodie des "Mots Bleus" régulièrement. Mais ce n'est qu'à la fin, lorsque les trois personnages sont à la plage, sous une tente, que l'on entend les paroles de la chanson. Ce sont les mots oubliés qui ont été retrouvés...
J'ai aimé ce film par sa justesse, le jeu très fin des trois acteurs, la beauté des images... Il donne à réfléchir sur la vie, le monde, notre entourage, sans être moraliste ou compliqué. Très original.
Par Camille
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Dimanche 24 avril 2005 à 19h00, Jean Eustache salle 1
"- Quoi, tu ne connais pas les USA ? Et Titanic ? Tu ne connais pas Titanic ? Et Washington ? Et San Francisco ? Et Zidane ? "
L'iran, à l'époque du règne de Sadam Hussein. Kak Satellite, 15ans, sert de chef à un village d'orphelins, il organise la vie de tout le monde. Même les rares adultes lui obéissent. Il est cultivé, et semble connaître le monde mieux que quiconque. Il rencontre un garçon qui a été amputé des deux bras par une mine. Il dirige une bande d'enfants qui retirent des mines au péril de leur vie et les revendent en ville. Il est accompagné par sa petite sœur et un petit garçon presque aveugle. On apprend plus tard que la jeune fille s'est fait violée par des soldats, et qu'elle est la mère du garçon.
Kak se prend d'affection pour elle, mais elle passe son temps à tenter de se suicider et de tuer son bébé, qu'elle semble ne pas aimer.
Ce film m'a vraiment beaucoup touché. Les jeunes acteurs jouent superbement, la situation de ces enfants, livrés à eux-mêmes, est vraiment touchante, et très bien mise en image. Les images sont d'une beauté rare, les acteurs aussi. Ce film a reçu plusieurs prix (Chicago, Tokyo...), et il les mérite.
De Bahman Ghobadi
Avec Soran Ebrahim, Saddam Hossein Feysal, Avaz Latif, Hiresh Feysal Rahman
Par Camille
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Dimanche 20 novembre 2005 à 18h45, Jean Eustache salle 3.
William Keane est père d'une petite fille de six ans. Celle-ci disparaît en plein jour. Six mois plus tard, elle n'a toujours pas été retrouvée, et il continue à la chercher. Désespéré, il est très perturbé, et beaucoup croient qu'il est devenu fou. On ne sait jamais si ce qu'il dit ou fait est conscient et volontaire, ou s'il agit malgré lui. Et puis il rencontre une mère célibataire et sa fille, dans l'hôtel où il dort. Il accepte de garder la petite fille pendant que sa mère cherche du travail. D'abord distant, sans doute a-t-il peur, d'un changement brutal dans sa vie, il se met à aimer cette enfant, qui lui fait tant penser à sa fille, au point de l'utiliser comme appât à l'endroit où sa propre fille a été enlevée...
J'avais déjà vu cet acteur dans "Warriors", et il y jouait remarquablement bien. Le rôle de Keane, totalement différent, prouve qu'il est vraiment excellent. Ce personnage très sombre, peut-être schyzophrène, prend une force et une vie éblouissantes. Le suspens, tenu jusqu'à la toute dernière seconde, aide à rentrer dans la peau de ce personnage si mystérieux. La petite fille (elle a joué dans "Signes") est impressionnante de futilité dans son jeu, sa manière de parler et de regarder.
De Lodge Kerrigan
Avec Damian Lewis, Abigail Breslin, Amy Ryan
Par Camille
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